Actualité

Une découverte qui n’a rien de drôle…

Je sais que c’est le premier avril, mais ce n’est pas une blague…

Suite au courriel que nous a envoyé l’UNEQ aujourd’hui, je viens de réaliser que mes deux romans ont vraisemblablement été utilisés pour entraîner l’IA de META.

La semaine dernière, lorsque l’affaire a éclaté dans les médias, j’avais fait des recherches sans rien trouver. Aujourd’hui, j’ai découvert mes deux romans sur Anna’s Archive…

Chers auteurs, prenez le temps de vérifier si vos œuvres se trouvent sur Library Genesis, Z Library ou Anna’s Archive.

Considérant l’actuelle demande d’autorisation pour une action collective contre Meta, qui a entraîné son IA à partir de plateformes illégales comme LibGen, Z-Library ou Anna’s Archive, l’UNEQ encourage les auteurs à recueillir des preuves en suivant ces étapes :

1) Vérifiez si vos titres apparaissent sur les plateformes suivantes : LibGen, Z-Library, Anna’s Archive.

2) Faites des captures d’écran (assurez-vous que l’URL soit incluse dans la capture pour que cela soit valide).

3) Sauvegardez et conservez précieusement ces fichiers.

L’UNEQ demandera ces preuves en temps voulu.

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J’ai rêvé à elle, cette nuit…

Marie-Pierre BarathonJ’ai rêvé à elle, cette nuit…

Elle était assise sur un banc de parc. Sur ses lèvres, un sourire à la Mona Lisa. Elle observait sereinement les alentours. Elle attendait que la Mort vienne la chercher tandis qu’autour d’elle s’agitait doucement la Vie. Les oiseaux sifflaient. Les promeneurs foulaient l’herbe verte avec nonchalance ou encore s’y prélassaient. Les enfants, un peu plus loin, jouaient au ballon.

Quand, vers la fin de l’après-midi, les gens ont déserté le parc, je me suis retournée vers elle.

Le banc était vide.

Elle y avait laissé sa veste de laine et quelques effets personnels.

J’ai regardé devant, et j’ai vu l’eau de la rivière qui, doucement, suivait son cours.

J’ai compris qu’elle nous avait quitté.

Elle n’avait pas eu la patience d’attendre…

J’ai récupéré ses affaires pour les rendre à qui de droit.

J’ai pleuré en réalisant que ce lainage que je portais au bras, et qui portait son parfum, resterait vide à jamais.

Marie-Pierre Barathon n’était pas une amie proche. Et pourtant, c’est avec émotion que j’appris hier soir la triste nouvelle de son décès. Pendant un an, j’ai travaillé avec elle le manuscrit d’un roman qui, finalement, n’a pas été publié. Je l’ai rangé depuis dans le fond de mes tiroirs pour mieux y revenir plus tard.

Je me souviendrai toujours de cette sensibilité et cette intelligence qui étaient siennes. Nous étions elle et moi sur une même longueur d’ondes. Elle avait si bien saisi ce que je souhaitais faire de ce roman dont le sujet, sensible, me donnait beaucoup de fil à retordre. Je ne parvenais pas à prendre le recul nécessaire. Je n’y voyais plus clair. Elle savait. Ce n’était pas une affaire de fiction. Elle n’a pas posé la question. Elle comprenait. Il fallait le travailler, ce texte. Elle y croyait.

Je n’avais jamais senti encore une telle complicité féminine dans l’écriture.

Pendant des mois, nos longues conversations téléphoniques au sujet des différentes versions que je lui faisais parvenir ont fait beaucoup progresser ma réflexion.

J’avais hâte de lui faire lire bientôt le nouveau manuscrit sur lequel je planche. Son avis sur celui-ci, dont le défi m’apparaît semblable au précédent, m’importait beaucoup. J’aurais tant aimé travailler encore une fois avec elle.

Hélas…

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La littérature comme manière de vivre

Capture d’écran, le 2019-02-15 à 21.36.17

« …l’une des motivations fondamentales de l’écriture consiste à vouloir donner forme à l’informe, à clarifier ce qui est confus en soi : magma de perceptions diffuses, émotions enfouies, idées en vrac, entrelacs de souvenirs. Jean-Jacques Rousseau, dans le Manuscrit de Neufchâtel, précise ainsi vouloir «débrouiller ce chaos immense de sentiments si divers, si contradictoires» dont il fut agité toute sa vie. Les Confessions, l’une des premières entreprises autobiographiques moderne, se trouve ainsi justifiée. L’écriture joue ici à l’évidence une fonction cathartique… Elle aide à faire le point, à prendre du recul ; elle est l’instrument qui permet de mettre en mot une expérience que le langage oral, usé et approximatif, peine à dire. »

Tiré de : La littérature comme manière de vivre, Sciences Humaines

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