L’écrivain, au premier jet de son œuvre, jouit d’une satisfaction naïve.
À la relecture, il déchante, puis se retrousse les manches et réécrit.
S’il n’en avait pas déjà idée il découvre, selon l’acharnement dont il est capable, ce qu’est l’humilité.
L’écrivain, au premier jet de son œuvre, jouit d’une satisfaction naïve.
À la relecture, il déchante, puis se retrousse les manches et réécrit.
S’il n’en avait pas déjà idée il découvre, selon l’acharnement dont il est capable, ce qu’est l’humilité.
J’écris depuis longtemps, même si je ne publie pas beaucoup.
La première fois que j’ai pris la plume, c’était pour survivre à la noirceur de mon enfance. J’écrivais pour faire fi de la violence et du rejet. J’écrivais parce que je n’avais pas le choix. C’était ma manière de crier en silence, sans déranger personne. Il ne m’était pas permis de m’exprimer autrement.
« Écrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. » — Marguerite Duras
Avec l’écriture, je m’arrogeais un droit. Je cachais sous les draps ou dans le fond d’un tiroir le fruit de ma désobéissance. J’écrivais pour survivre à la solitude. Sans l’écriture, je n’étais rien. Je n’existais pas.
J’écris encore aujourd’hui pour obtenir une unité dans ma vie. J’écris parce que je suis brisée de l’intérieur et que, par le recours à l’écriture, je tente de recoller ensemble tous les éclats de verre qui me composent. J’écris la souffrance, la désillusion, le rejet, le désamour.
J’écris pour combler ma solitude. Pour apprendre aussi à m’aimer moi-même. J’écris pour comprendre ce qui autrement, à mes yeux, n’aurait pas de sens.
Les dimanches sont des jours d’ écriture paresseuse. ☕️
Je planche sur ce fameux manuscrit que j’ai ressorti de mes tiroirs et qui prenait la poussière depuis près de 10 ans déjà. C’est assez rassurant de se relire, avec un tel recul, et de constater que ça tient toujours la route!